Le cas de la start up

La loi PACTE de 2019 encourage toutes les entreprises à réfléchir à leur raison d’être, et donne l’obligation à toutes de prendre en compte leur impact social et environnemental dans leur stratégie. Quelle que soit la taille d’entreprise ou le secteur d’activités, l’exercice pour définir sa raison d’être sera le même. En revanche, dans le cas de la start up, certains critères seront importants.

Le business model des start up

Depuis les années 90 et l’essor des nouvelles technologies, la France a connu un boom des petites entreprises innovantes appelées start up. Chaque année, il s’en crée des dizaines de milliers, et on en compte aujourd’hui huit pour 1000 habitants.

La grande différence avec une entreprise classique, si l’on prend en compte la définition initiale de la start up, c’est son business model. En effet, la caractérisation précise de la start up est qu’elle est « une organisation temporaire à la recherche d’un business model industrialisable, rentable et permettant la croissance ». Contrairement aux autres entreprises, elle n’a donc pas vocation à s’inscrire dans une logique long terme pour grandir et perdurer. Le rythme est soutenu, la prise de risque conséquente.

Particularités de la raison d’être des start up

La démarche de définition de la raison d’être telle qu’encouragée par la loi PACTE consiste à se fixer un cap socialement et environnementalement responsable, qui orientera les décisions stratégiques de l’entreprise à long terme.

Or, avec la particularité d’une vocation à court terme de la start up, on pourrait penser que c’est incompatible avec la logique long terme de la raison d’être. Cependant, même si la start up n’a pas dans son ADN la longévité ad vitam æternam, il est tout à fait intéressant qu’elle définisse aussi sa raison d’être, qui l’orientera tout au long de sa vie, si courte ou longue soit-elle.

L’autre différence avec les entreprises classiques, c’est que sa raison d’être, ou du moins son objet, est déjà tout trouvé. La définition de la start up prévoit en effet que celle-ci ait pour but premier l’innovation, et ce quel que soit son secteur d’activité. Le produit ou le service doit être réellement innovant, pour que celle-ci puisse espérer faire partie des 15% qui sont devenus des innovations à succès.

Critères de la raison d’être de la start up

La start up étant une entreprise avec un projet très précis en ligne de mire, elle a déjà une orientation très claire de son objet et une vocation d’innovation toute trouvée. Ces entreprises jeunes et innovantes auront donc tout intérêt à définir et capitaliser sur une raison d’être percutante et différenciante, afin d’avoir un cap bien clair et se démarquer des très nombreuses concurrentes.

Même s’il ne s’agira pas d’une démarche de long terme, la raison d’être sera presque plus importante pour les start up, pour qui le temps et l’incertitude de percer en font un business model fragile. Une boussole et un projet bien défini seront, avec l’idée révolutionnaire, les clés de la réussite du modèle.

Les autres éléments à prendre en compte pour définir sa raison d’être