Recenser l’existant

Le comité de pilotage en charge du projet de construction de la raison d’être devra ou pourra, dans ses travaux préalables de réflexion, effectuer un tour d’horizon de l’existant. Après avoir consulté les parties prenantes de l’entreprise, la démarche complémentaire de recensement des pratiques existantes dans et à l’extérieur de l’entreprise peut s’avérer très constructive elle aussi.

Les prémices de la raison d’être

Tout inventer à partir de la page blanche serait une erreur en matière de définition de la raison d’être d’une entreprise. En effet, celle-ci se doit d’être crédible et ancrée dans l’identité profonde de l’entreprise. Pour une société en pleine création, toutes ces réflexions se feront en même temps : identité, valeurs, raison d’être, objet… Mais pour la société qui existe déjà au moment de cette réflexion, le comité de pilotage devra étudier ce qui fait déjà l’identité de l’entreprise.

Cela pourra par exemple concerner ses valeurs. Quelles sont celles que les fondateurs de l’entreprise lui ont donné ? Que reflètent-elles de son identité ? On observera alors s’il s’agit de valeurs altruistes, conquérantes, ou voir s’il y a déjà les prémices d’une certaine éthique dans ces orientations.

L’objet de l’entreprise sera également une bonne base de réflexion. En effet, toute société doit avoir inscrit dans ses statuts le but de son activité. Cet axe permettra aussi de définir les bases claires de son identité. La raison d’être pourra même par la suite venir étendre cet objet social.

Les initiatives déjà lancées

La raison d’être clarifie l’objet de l’entreprise et lui donne du sens, en y intégrant la notion de contribution à la société dans son ensemble. Or, dans ce domaine, l’entreprise a peut-être déjà mis en place un certain nombre d’initiatives qu’il sera utile de recenser.

Pour en faire un état des lieux, c’est du côté de la politique RSE que le comité projet pourra se pencher. L’entreprise a-t-elle déjà mis en place des démarches à visée sociales et/ou environnementales ? En fait-elle déjà plus que le cadre légal concernant l’éthique et la transparence ? Peut-être même a-t-elle déjà commencé, bien avant d’avoir à définir sa raison d’être, à contribuer à des causes particulières ? Tous ces éléments permettront d’ancrer ce que l’entreprise fait déjà en termes de contribution à la société.

Analyse de la concurrence

Un autre outil qui pourra aider le comité de pilotage à définir la raison d’être sera un benchmark de ce qui se fait chez ses concurrents. Peut-être existe-t-il des problématiques ou des enjeux dans le secteur d’activité qui seront cruciaux à prendre en compte pour que l’entreprise se démarque, par exemple. La raison d’être doit en effet être différenciante, pour ne pas risquer d’être un simple slogan vite oublié.

Cette analyse permettra aussi de voir quelles sont les bonnes pratiques du secteur. Quels sont les valeurs à mettre en avant, en fonction de son industrie ? A quels enjeux les concurrents répondent-ils à travers leur raison d’être ? Et bien sûr, il sera indispensable de recenser les raisons d’être qui existent déjà afin de ne pas risquer de se retrouver avec quelque chose de trop similaire à ses principaux concurrents.

Grâce aux informations récoltées, le comité de pilotage pourra réfléchir à la raison d’être la plus adéquate et crédible, représentant bien l’entreprise tout en la différenciant sur son marché.

Les autres étapes pour construire une raison d’être