Consulter les parties prenantes

Dans la phase préalable à la construction de la raison d’être, le comité de pilotage va avoir pour mission de consulter les parties prenantes de l’entreprise sur le sujet. La raison d’être doit être partagée et ressentie par l’ensemble des partenaires de l’entreprise. Associer les parties prenantes à sa définition ne pourra que favoriser sa pertinence et son appropriation une fois déclinée. Alors qui seront les personnes à consulter, et sur quelles questions sera-t-il nécessaire de les interroger ?

Parties prenantes, définition

Les parties prenantes d’une entreprise, ou stakeholders chez les anglo-saxons, sont tous les individus ou groupes qui peuvent influencer ou être influencés par les décisions et les actions de l’entreprise.

Il peut s’agir des acteurs internes : le comité de direction, les collaborateurs, ou encore les syndicats. D’autres seront externes à l’entreprise : les actionnaires, les partenaires institutionnels, les fournisseurs, et bien sûr les clients.

Quelles parties prenantes inclure dans la réflexion ?

Dans le cadre du projet de définition de la raison d’être, il va falloir, pour le comité de pilotage, commencer par identifier les parties prenantes qu’il conviendra de consulter.

La loi PACTE ne prévoit pas une liste exhaustive des personnes à solliciter. En revanche, plus l’éventail de retours sera large, plus le comité de pilotage aura une vision à 360 degrés des enjeux de la raison d’être.

On pourra de ce fait choisir parmi les parties prenantes internes et externes, directes et indirectes. Les dirigeants de l’entreprise seront bien évidemment les premiers impliqués dans cette réflexion stratégique, mais il sera important de consulter des représentants de toutes les autres catégories de stakeholders.

Quels sont les sujets sur lesquels les consulter ?

Une fois la liste définie, le comité de pilotage va ensuite intégrer les parties prenantes dans la réflexion autour de la raison d’être.

Le premier axe de consultation concernera leur perception de l’entreprise et de ses valeurs. Chacun des acteurs pourra ainsi éclairer le comité de pilotage en explicitant l’image que renvoie l’entreprise en interne et en externe. Comme la raison d’être se doit d’être crédible, et donc ancrée dans le vécu, il sera indispensable qu’elle reflète la réalité de l’expérience client, ou collaborateur, ou partenaire quelconque.

Ensuite, les parties prenantes seront sollicitées sur leurs attentes concernant la raison d’être. Celle-ci devra pouvoir être déclinée auprès de chacun des groupes d’influence de l’entreprise. Il est donc important que ceux-ci puissent faire remonter leur analyse de l’impact qu’aura la raison d’être définie pour eux.

Les grandes entreprises pourront s’entourer de cabinets de consulting afin de les aider à recueillir toutes ces informations et se faire accompagner dans la démarche, qui peut représenter un travail titanesque dans la collecte des données.

Une fois les points de vue mis en commun, alors la réflexion sur leur conjugaison en une raison d’être pourra être pertinente. La consultation, en plus d’apporter un regard complet sur la situation, est un formidable outil pour le déploiement en aval. Les parties prenantes qui auront été consultées en amont se sentiront d’autant plus concernées au moment de s’approprier la raison d’être définie en partie avec leur aide !

Les autres étapes pour construire une raison d’être