Good Bias

Ketchup or mayo? Behind this Cornelian choice, this quasi-existential questioning, this great moment of introspection that cuts off the innocent individual at the approach of a French fries hides a line of fracture capable of triggering a war - at least in our friends' homes. Belgians.

If you are a fan of tomato sauce, anyone who chooses the sauce will immediately appear to you as a renegade, and with him all those who dare to make the same choice. Do not you see where we are coming from? Patience.

Let's take another example. If you are told "Steve Jobs". You will immediately think "genius". Simply because a great brand, great designer, a point that's all. But let's be more concrete. If you are now asked to imagine a man with glasses, there is a good chance you'll endow him with a higher than average level of intelligence. Absurd? Not that much.

This mechanism of generalization, also known as "cognitive bias", responds to the sweet name "halo effect". It's much more common than you think, and the worst is that it's not all alone. For glasses or not, not only would we be short-sighted, but unable to see our own myopia.

A visual adjustment is required.

Halo, I'm listening?

Avant d’aller plus loin, petite leçon d’anatomie. Gageons que notre enveloppe corporelle renferme 65% d’eau. Mettons 55% d'eau et 10% d'un mélange bière/pastis en ce lendemain de liesse collective...On ne vous apprend rien à ce stade, mais attendez la suite. Supposons maintenant que notre modeste encéphale soit composée à 60%…de biais cognitifs. Sans même avoir à ouvrir un manuel de neurosciences, il y a fort à parier que nous ne soyons pas très loin de la réalité. Pire, l’une des caractéristiques majeures de ces mécanismes diaboliques, ce serait justement d’être persuadé ne pas en être victime. Et pourtant…

Revenons sur l’effet de halo. Cet homme porte une cravate ? Sans doute un type sérieux ! Ce représentant de la communauté Ploumploum est génial ? Il doit en être de même pour tous ceux qui le suivent. Et ainsi de suite. Dans une étude réalisée en 1975, Clifford a pu démontrer que les enfants pouvaient être jugés plus intelligents par leurs enseignants sur la simple base de leur attrait physique, tandis que Harris & Bochner attesteront plus tard que le simple port de lunettes augmentait significativement la perception de l’intelligence.

Ainsi, la plupart des faits auxquels nous serions confrontés chaque jour au sein de l’entreprise ne seraient donc pas si réels qu’on veut bien le croire, dans la mesure où nos réactions s’ajusteraient en permanence à la façon dont nous interprétons les choses a priori, et non en fonction de critères objectifs. Allons bon.

La tyrannie de la première impression

Loin de nous l’idée d’enfoncer le clou, mais aussi effrayant que cela puisse paraître, cette

« tyrannie de la première impression » affecterait ainsi la quasi-totalité de nos jugements de valeur, qu’ils soient positifs ou négatifs. Car à l’effet de halo vient parfois s’ajouter un second biais cognitif, connu sous le nom « d’oubli de fréquence de base ». A savoir le fait d’oublier d’imaginer à quelle fréquence se produit un événement dont on cherche à estimer la probabilité.

On vous sent sur le point d’abandonner. Encore un concept à la mords-moi le nœud ? Ne crions pas avant d’avoir mal, et sautons à pieds joints dans le concret : il est 8h du matin, vous arpentez les escalators de la Défense, et apercevez un homme en costume cravate en train de lire Les Echos. Avez-vous affaire au Président d’une grande société de conseil ou à un vendeur en magasin ?

Contre toute attente, la bonne réponse est la seconde. Car en partant du principe que l’on dénombre 30 000 vendeurs en magasin à Paris dont 1 sur 100 porte une cravate et lit Les Echos, cela fait tout de même 300 chances de rencontrer l’un d’entre eux. A l’inverse, si l’on considère que la capitale ne compte que 20 Présidents de société de conseil, dont 19 correspondent à la description susmentionnée, voilà le nombre d’occurrences porté à 319, mais avec la probabilité qu’il s’agisse d’un vendeur en magasin de… 94% ! Vertigineux, n’est-ce pas ? On vous laisse imaginer le nombre de fois où nous sommes tombés dans le panneau.

Tout n’est pas perdu

Mais tout n’est pas perdu. Comme le démontre le docteur en psychologie Michael Pichat dans l’excellent ouvrage Changer et coacher avec les matrices cognitives, c’est notre rigidité mentale qui nous induit en erreur, et nous rend esclaves de nos propres croyances. Il suffirait donc d’adopter une approche plus pragmatique, et paradoxalement plus « premier degré » des choses qui nous entourent. Car finalement, la question n’est pas tant de savoir si nos croyances sont vraies ou fausses, mais plutôt d’éviter les plus contre-productives, celles qui génèrent angoisse et précipitation, histoire de sortir enfin du camp des mal biaisés !

Three books on collective intelligence that marked us (and why read them this summer)

The departure is approaching, and it is always the same anxiety: what to read, even as the stack of books barely open this year threatens to collapse? Instead of giving a good conscience by embarking with himself the "Five Bibles Management" or "Ten bedside books Elon Musk", we wanted to share here three titles that speak of collective intelligence otherwise.

1. I know you know he knows

How to bring down a dictator when one is alone, tiny and unarmed? Srdja Popovic

That's the $ 10 million question asked by Serbian Srdja Popovic - leader of the Otpor movement! who managed to bring down Slobodan Milosevic's regime. The answer is simple: see humor as a weapon of mass mobilization.

Everyone agrees to "build the future," "dream tomorrow," and so on. But after ? Once past the desire to take for a hero of modern times, there is not much left. The spark of a collective mobilization often starts from a detail of everyday life. Through several concrete cases, Popovic demonstrates the power of "I, you, he, we, think the same thing" in the emergence of a shared vision. 

2. What lies behind the desire of the collective

A mime named desire , Jean-Michel Oughourlian

An excellent introduction to the thought of René Girard - a fantastic man who has, in our opinion, revolutionized the way of thinking about the dynamics of the collective - this unjustly misunderstood book helps us to realize how collective intelligence was based on a principle of "universal mimesis", by demonstrating that "  man always desires according to the desire of the other. ".

A major light on this incredible phenomenon of communion around the same beliefs and rules of life (which we find the example in major religious, sports or social masses) that allow us to better control the links that govern and regulate our relationship.

3. When the meaning outweighs the money

Swarmwise , Rick Falkvinge

" Your most valuable asset is not your employees. Your most valuable asset is the thousands of people who want to work for you, and you do not let them. "

All is said. To be a leader is to want to create commitment. In this book signed by one of the most influential thinkers in recent years on collective mobilization, Rick Falkvinge empirically demonstrates that a good cause can engage a legion of volunteers, within and outside an organization, through to the technique of "swarm intelligence". A snub to those who still think that everything is settled by check.

The entire pdf book to read here .

Good holidays !

toguna

libérons le talent collectif